PANOSTÉITE

C’est une maladie inflammatoire du jeune chien causant des boiteries et de la douleur particulièrement au niveau des os longs. La cause exacte est encore aujourd’hui inconnue, mais la croissance trop rapide de certaines races est souvent invoquée. Le degré de la boiterie peut varier considérablement. Il peut passer d’une légère boiterie à une boiterie de non-appui.

Présentation clinique :

  • Jeune chien avec une boiterie soudaine et intermittente pouvant ” se transporter ” à un autre membre (boiterie vagabonde);
  • Prédilection pour les chiens de grande race, en particulier le Berger Allemand Danois, le Rottweiller, etc.;
  • Atteint les mâles dans 80% des cas;
  • Animal généralement âgé de moins de deux ans (70% des cas ont entre 5 et 12 mois)
  • Douleur à la palpation ferme des os affectés;
  • Diminution de l’activité et perte d’appétit.

Diagnostique :

  • Examen général et palpation des os longs;
  • La radiographie est essentielle pour confirmer le diagnostic.

Traitement :

Anti-inflammatoires\Analgésques : Il s’agit d’un traitement symptomatique. Les anti-inflammatoires et les analgésiques (injectables+comprimés) seront essentiels afin de diminuer l’inconfort et la douleur durant les périodes de crise. Ils permettront aussi d’éviter la déviation et la malposition des membres que l’animal s’impose durant la démarche afin de minimiser son inconfort durant ses déplacements.

Restriction de l’exercice :

Cela n’a pas d’incidence sur la progression de la maladie, mais il est important de ne pas exiger des efforts excessifs à l’animal car la condition peut être très douloureuse.

Utiliser une diète spécialisée :

Le client devra utiliser une diète spécialisée pour ce type de problème (Hill’s :P\D grande race, Médical :Développement et convalescence).

Pronostic :

Le pronostic est généralement bon à excellent à long terme si le client respecte les recommandations et traitements nécessaires. À mesure que le chien vieillit, les épisodes de boiterie s’atténuent et les intervalles de rémission se prolongent. La maladie finit éventuellement par disparaître. Le patient cesse alors d’avoir mal et les signes cliniques se dissipent.

Dr Patrick Nadeau, DMV

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